Le Pamir et la route du Pamir

Le « toit du monde » dans l’est du Tadjikistan : la route du Pamir d’Och à Douchanbé, la vallée du Wakhan à la frontière afghane, le haut plateau autour de Mourghab et de Karakul, et la reculée vallée de Bartang.

Saison Juin–septembre
Autoroute du Pamir environ 1 250 km
Col le plus élevé Ak-Baïtal 4 655 m
Permis Permis GBAO

Le Pamir en bref

La destination la plus passionnante pour les voyageurs aventuriers au Tadjikistan, et peut-être dans toute l’Asie centrale, est le Pamir : un territoire impressionnant, immense, magique et sans doute le plus sauvage d’Asie centrale. Cette région montagneuse, élevée et isolée, se situe dans l’est du Tadjikistan et couvre près de la moitié de la superficie du pays, alors qu’environ 220 000 personnes seulement y vivent. Au nord, les montagnes du Pamir rejoignent les montagnes du Tian Shan au Kirghizistan via la vallée d’Alai ; au sud, le Pamir borde l’Afghanistan et la chaîne de l’Hindou Kouch, le long de la vallée du Wakhan et du plus célèbre corridor du Wakhan, issu du Grand Jeu entre la Russie et la Grande-Bretagne.

Le désert du Taklamakan se trouve à l’est du Pamir, en Chine, où les Pamirs orientaux tombent brusquement en une zone désertique plate avec peu de rivières. Le nord et l’est du Pamir sont également des hautes terres très sèches et stériles qui contrastent fortement avec les vallées fluviales luxuriantes du Wakhan, du Shokhdara et du Bartang, entre autres, dans les parties sud et sud-ouest du Pamir.

  • Où : les Pamirs occupent la majeure partie de l’est du Tadjikistan (la région du Gorno-Badakhchan) et s’étendent au Kirghizistan, en Afghanistan et en Chine. Les habitants les appellent le « toit du monde ».
  • Incontournables : la vallée du Wakhan le long de la frontière afghane, le haut plateau autour de Mourghab et du lac Karakul, et la reculée vallée de Bartang.
  • Saison : de juin à septembre ; mai et octobre sont possibles.
  • Permis : vous avez besoin d’un permis GBAO, généralement délivré avec votre e-visa (voir visa et permis GBAO).
  • Comment voyager : en 4×4 avec chauffeur, en circuit accompagné, ou en départ en groupe à date fixe.
Montagnes sèches et escarpées du Pamir Une vue de l'Afghanistan dans la vallée du Pamir et du Wakhan depuis le côté tadjik

La route du Pamir (M41)

La route du Pamir (M41) s’étend sur environ 1 250 km, de Och au Kirghizistan à Douchanbé, en traversant le plateau du Pamir à plus de 4 000 m via Mourghab et Khorog. Son point culminant est le col d’Ak-Baïtal (4 655 m) et on la présente souvent comme la deuxième route internationale la plus haute du monde, après la Karakoram Highway. Ci-dessous : l’itinéraire, le nombre de jours nécessaires, la frontière, l’état de la route et le coût. Pour le permis GBAO, la saison et l’altitude, voir Préparer votre voyage dans les Pamirs.

La route principale va d’Och à Mourghab et continue vers l’ouest d’Alichur à Khorog, mais la plupart des voyageurs prennent le détour sud par la vallée du Wakhan, le long de la frontière afghane et de la rivière Panj. Une troisième option, plus rude, entre Karakul et Khorog passe par la vallée de Bartang, qui offre certains des panoramas les plus spectaculaires et des villages pittoresques.

Carte des routes et alternatives de la route du Pamir

Depuis la route du Pamir et ses variantes, vous pouvez regarder vers la Chine, apercevoir les montagnes du Pakistan et saluer les villageois en Afghanistan de l’autre côté de la rivière dans la vallée du Wakhan. En chemin, vous rencontrez des habitants accueillants, randonnez, observez la faune, campez au bord des lacs et des rivières, ou partagez un repas avec des familles dans leurs villages.

Itinéraire et distances

ÉtapeDistance
Och – Sary-Tashenviron 184 km
Sary-Tash – frontière de Kyzyl-Artenviron 45 km
Kyzyl-Art – Karakulenviron 50 km
Karakul – Mourghabenviron 133 km
Mourghab – Alichurenviron 104 km
Alichur – Khorogenviron 211 km
Khorog – Douchanbéenviron 520 km

Le détour par la vallée du Wakhan quitte la route principale avant Bulunkul et la rejoint à Khorog. C’est l’option la plus panoramique, le long de la frontière afghane.

Combien de jours faut-il prévoir ?

Parcourir la route principale prend environ 6 à 8 jours. Avec la vallée du Wakhan, des jours de repos pour l’altitude et une journée de marge pour la météo, 10 à 12 jours sont confortables. Beaucoup de voyageurs commencent à Och et terminent à Douchanbé ; d’autres commencent à Douchanbé, où la montée vers le haut plateau est plus progressive.

Passage de la frontière à Kyzyl-Art

La frontière kirghizo-tadjike au col de Kyzyl-Art se situe à environ 4 280 m. Depuis juillet 2025, les étrangers n’ont plus besoin d’autorisation spéciale pour l’emprunter, mais le permis GBAO reste obligatoire (voir visa et permis GBAO). Il n’y a ni transports publics, ni distributeur, ni bureau de change à la frontière.

État des routes

Le mot « route » est trompeur : une grande partie du tracé est en asphalte dégradé, en gravier, voire en sable, et aux endroits les plus étroits, deux voitures passent à peine. Les poids lourds vers et depuis la Chine usent le peu d’asphalte restant, les glissements de terrain et les crues endommagent régulièrement la route et les ponts, et les itinéraires secondaires comportent des traversées de rivière : un 4×4 est donc indispensable.

Le long tronçon entre Khorog et Douchanbé est en cours de reconstruction. Les travaux sur la section Kalai-Khumb–Vanj ont repris en juillet 2026 après une pause de six mois, et le chantier peut ralentir la circulation ou fermer la route temporairement lors des tirs de mine.

Coûts : en autonomie, avec chauffeur ou en circuit

  • Taxis partagés et auto-stop : le moins cher, mais lent et imprévisible hors été.
  • 4×4 avec chauffeur : le plus flexible.
  • Un circuit : ajoute un guide, des hébergements chez l’habitant réservés, le permis et un itinéraire pensé pour l’acclimatation.

Nos circuits dans le Pamir commencent à environ 450 USD par personne pour un circuit de groupe économique avec transport uniquement, et à environ 1 200 USD par personne pour un circuit privé de 9 jours sur la route du Pamir pour un groupe de quatre.

Route du Pamir avec des cyclistes Un tronçon de la route du Pamir dont l'asphalte a été récemment refait.

Il est possible de parcourir la route du Pamir en voiture, voire à vélo, en autonomie, mais il faut de l’expérience de conduite en montagne sur terrain difficile. Pour la sécurité, nous recommandons un chauffeur local avec un bon 4×4. Astuce pour réduire les coûts : faites le plein en dehors des Pamirs, au Tadjikistan ou au Kirghizistan selon votre itinéraire, et emportez du carburant supplémentaire en jerricans, car l’essence est chère dans les Pamirs.

Même si la vallée du Wakhan ne fait pas officiellement partie de la route du Pamir, le détour vaut largement le coup pour les vues sur l’Afghanistan de l’autre côté de la rivière Panj, les montagnes et les sites du Wakhan. La plupart des villages le long de la route du Pamir et dans le Wakhan ont au moins quelques maisons d’hôtes, et des localités plus grandes comme Kalai Khumb et Khorog comptent plusieurs hôtels, même si leur niveau reste nettement en dessous de celui des hôtels des grandes villes d’Asie centrale.

Rejoignez notre circuit de groupe sur la route du Pamir, d’Och à Douchanbé, à date fixe, ou voyagez en privé avec le circuit Route du Pamir en 9 jours.

Le col d'Ak Baital est le plus haut du Pamir. Route menant à l'Afghanistan depuis le Pamir

Préparer votre voyage dans les Pamirs

Cette partie couvre l’ensemble de la région du Pamir – la route du Pamir, les vallées du Wakhan, de Bartang et de Shokhdara, ainsi que les treks : le permis, la saison, l’altitude, où dormir et l’argent.

Visa et permis GBAO

  • Visa : les citoyens des États-Unis, de l’UE et de nombreux autres pays peuvent entrer au Tadjikistan sans visa jusqu’à 30 jours ; d’autres, dont les citoyens britanniques, ont besoin d’un e-visa via le portail officiel. Les visas ne sont pas délivrés aux frontières terrestres. Voir nos informations sur le visa pour le Tadjikistan.
  • Permis GBAO : obligatoire pour toute la région du Gorno-Badakhchan : route du Pamir, Wakhan, vallées de Bartang et de Shokhdara, Khorog et les treks. Si vous avez besoin d’un e-visa, cochez l’option GBAO dans la même demande (environ 20 USD en plus) ; les voyageurs exemptés de visa obtiennent le permis via une agence de voyage ou le bureau de l’OVIR. Emportez plusieurs copies imprimées, car les checkpoints en gardent une.
  • Permis supplémentaires : Zorkul et Sarez nécessitent des permis séparés. Le permis Zorkul est délivré moyennant une petite redevance journalière par l’administration de la réserve naturelle (par exemple via l’office du tourisme de Khorog) ; le permis Sarez dépend du Comité des situations d’urgence et est rarement délivré aux voyageurs individuels.
  • Sur nos circuits : les permis sont organisés pour vous.

Quand visiter

De juin à septembre est la haute saison pour toute la région ; mai et octobre sont possibles dans les vallées plus basses. La neige peut fermer les cols élevés dès octobre, et des chutes de neige précoces sont possibles à partir de fin août.

La saison de trekking est plus courte, de juillet à septembre. Avant juillet, il peut encore y avoir beaucoup de neige sur les sentiers, et la fonte rend les rivières difficiles, voire impossibles à traverser là où il n’y a pas de pont. Le trekking reste possible en octobre, mais les nuits sont très froides. Peu de pluie atteint le haut plateau du Pamir, donc la pluie joue un rôle limité. Le début de l’été apporte des fleurs de montagne en pleine floraison et des arbres fruitiers, et l’automne des couleurs qui descendent les pentes jour après jour.

Altitude

Le plateau oriental se situe à 3 600–4 600 m ; les vallées occidentales (Khorog, Wakhan) sont plus basses, à environ 2 000–3 000 m. Le mal des montagnes est fréquent si vous arrivez rapidement depuis Och, car la première nuit à Karakul est déjà à environ 3 900 m. Prévoyez une première journée tranquille, buvez beaucoup et redescendez si vous avez des symptômes. Parlez à votre médecin des médicaments avant de partir.

Où dormir

Principalement chez l’habitant et dans des maisons d’hôtes simples : chambres partagées, matelas au sol, et dîner et petit-déjeuner faits maison. Il y a quelques hôtels à Khorog, Mourghab et Douchanbé. Attendez-vous à une électricité limitée et à l’absence d’internet sur le plateau.

Argent et téléphones

Au Tadjikistan, tout se paie en espèces, et les distributeurs sont rares en dehors de Douchanbé et de Khorog. Apportez des dollars américains en petites coupures. Une carte SIM locale (par exemple MegaFon ou Tcell) fonctionne dans les villes, mais pas dans les hautes vallées.

Circuits dans le Pamir

10 jours

The Pamir Highway from Osh to Dushanbe group tour

Embark on an unforgettable 10-day journey through the breathtaking landscapes of the Pamirs, starting in Osh, the…

  • Visite culturelle
  • Randonnée
  • +4

Départ à Osh

De
$2 280
par personne, circuit en groupe
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9 jours

9 days Pamir Highway tour

This 9-day private 4x4 tour from Dushanbe follows the legendary Pamir Highway deep into the Pamir Mountains of the…

  • Visite culturelle
  • Randonnée
  • +2

Départ à Douchanbé Départs privés sur demande

De
$1 178
per person, group of 4 ($4 712 total)
Check availability
7 jours

Circuit de groupe économique au Pamir avec transport uniquement

La route du Pamir est l'un des trajets routiers les plus époustouflants d'Asie centrale. Ce circuit de groupe de 7…

  • Circuit en jeep
  • Multinational
  • +2

Départ à Douchanbé Départs privés sur demande

De
Group: À partir de 550 USD / personne
Private: From 550 USD (group of 4)
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7 jours

Circuit Route du Pamir et Corridor du Wakhan de Douchanbé à Och

Ce circuit privé de 7 jours en 4x4 traverse les montagnes du Pamir de Douchanbé au Tadjikistan à Och au Kirghizistan…

  • Circuit en jeep
  • Multinational
  • +3

Départ à Douchanbé Départs privés sur demande

De
$976
per person, group of 4 ($3 904 total)
Check availability
10 jours

Circuit sur la route du Pamir et dans la vallée de Bartang au départ de Douchanbé

Une boucle privée de 10 jours en 4x4 au départ de Douchanbé : départ le long de la frontière afghane et du Wakhan…

  • Circuit en jeep
  • Nature
  • +2

Départ à Douchanbé Départs privés sur demande

Prix
Sur demande
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7 jours

Circuit sur la route du Pamir et le corridor du Wakhan d’Osh à Douchanbé

Ce circuit privé de 7 jours en 4x4 emprunte la route du Pamir depuis Osh au Kirghizistan jusqu’à Douchanbé au…

  • Circuit en jeep
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  • +3

Départ à Osh Départs privés sur demande

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Régions des Pamirs

  • Plateau du Pamir oriental : un plateau élevé, sec et aride à 3 600–4 600 m autour de Mourghab, du lac Karakul et d’Alichur, où vivent des éleveurs kirghizes et leurs yaks, avec de vastes panoramas et des lacs d’altitude.
  • Vallée du Wakhan : la vallée verdoyante du Panj le long de la frontière afghane, d’Ishkashim à Langar, avec des forteresses, des sources chaudes, des pétroglyphes et des vues sur l’Hindou Kouch (voir notre guide de la vallée du Wakhan).
  • Vallée de Bartang : la plus reculée des vallées occidentales, avec des villages pamiris traditionnels, une piste difficile et l’accès au lac Sarez (voir notre guide de la vallée de Bartang).
  • Vallée de Shokhdara : une vallée plus tranquille à l’est de Khorog, avec des villages, de petites ruines de forteresses et des itinéraires de trekking franchissant les cols vers le Wakhan.

Population et culture

Le Pamir est en grande partie habité par les Les Pamiris, qui sont apparentés aux Iraniens, mais surtout le Pamir septentrional et d’autres régions d’altitude sont habités principalement par des Kirghizes qui vivent de l’élevage dans cette région de très haute altitude. Il y a quelques villes plus importantes comme  Khorog, Iskashim et Murghab dans le Pamir, mais sinon les gens vivent dans de petits villages et des communautés encore plus petites et changent souvent d’endroit en fonction de la période de l’année, comme le font les nomades en Asie centrale depuis des millénaires. D’innombrables vallées séparent les hauts sommets explicites et les massifs montagneux inaccessibles de plus de 5 600 mètres d’altitude, avec de profondes gorges rocheuses et des rivières au fond.

La plupart des Pamiris sont des musulmans ismaéliens, disciples de l’Aga Khan, et parlent leurs propres langues pamiries, comme le shugni, le rushani et le wakhi, en plus du tadjik. Les Kirghizes du plateau oriental sont des musulmans sunnites. Les mosquées sont rares dans les Pamirs ; on y voit plutôt des sanctuaires et des maisons de prière ismaéliennes, ainsi que des maisons construites selon le plan traditionnel de la maison pamirie à cinq piliers.

Khorog pendant l'excursion sur la route du Pamir

Il y a longtemps, les Bactriens et les troupes d’Alexandre le Grand ont marché ici et, plus tard, de nombreux explorateurs comme Tamerlane, BaburMarco Polo et bien d’autres pionniers ont laissé leurs traces dans ces montagnes et glaciers majestueux. Les marchands de la route de la soie traversaient également les vallées du Pamir avec de la soie, du lapiz-lazuli, des rubis et d’autres objets de valeur. Il existe encore des ruines des anciennes fortifications qui rappellent cette époque. La plupart de nos Circuits au Tadjikistan se concentrent sur le Pamir.

Histoire du Pamir

Les montagnes du Pamir sont une région unique avec sa propre culture Pamiri et son évolution historique. L’étendue culturelle des Pamirs ne se limite pas à la province de Gorno-Badakhshan au Tadjikistan, mais s’étend également à de petites parties de l’Afghanistan et de la Chine, couvrant en tout la région historique du Badakhshan. Les plus anciens documents connus sur la région du Badakhshan remontent à des milliers d’années. Dans l’Antiquité, la région faisait office d’important corridor commercial puisque les routes de la soie passaient par les Pamirs et que le lapis-lazuli (colorant bleu) y était exporté il y a déjà plus de 5 000 ans. Au fil des ans, le Badakhshan a été contrôlé par de nombreux empereurs, rois et nobles (« mirs » dans la tradition islamique). Il existe des preuves d’activités humaines dans la région de Kurteke depuis environ 14 000 ans. Le zoroastrisme a été la religion dominante dans la région et l’ismaélisme actuel a conservé certaines habitudes de l’époque de l’adoration du feu.

Sépultures historiques dans le Pamir Un sanctuaire zoroastrien dans le Pamir avec des bois de chèvre de montagne

À partir de la fin du XIXe siècle, les Pamirs ont été impliqués dans des conflits territoriaux entre le Royaume-Uni et l’Empire russe (Le Grand Jeu). Finalement, la région historique du Badakhshan a été divisée entre l’Afghanistan, touché par le Royaume-Uni, et les territoires contrôlés par la Russie, la rivière Panj constituant une frontière naturelle importante. La partie contrôlée par l’Empire russe a pris le nom de Gorno-Badakhshan en 1925. En 1929, l’Union soviétique l’a rattaché, sous le nom d’Oblast autonome de Gorno-Badakhshan (GBAO), à la nouvelle République socialiste soviétique du Tadjikistan.

Peu après l’indépendance du Tadjikistan de l’Union soviétique en 1992, la guerre civile tadjike a commencé à la suite de troubles entre les dirigeants locaux du Gorno-Badakhshan et le gouvernement siégeant à Douchanbé. La guerre civile a été déclenchée par l’intervention du gouvernement tadjik pour réprimer les manifestations antigouvernementales. Au cours de la guerre civile qui a duré cinq ans, des dizaines de milliers de personnes ont été tuées et beaucoup d’autres ont perdu leur maison. Un armistice a été conclu en 1997 pour rétablir la paix, qui s’est maintenue depuis lors. La guerre a laissé des traces profondes dans la mémoire des Pamiris et la récente oppression du gouvernement tadjik à l’égard des Pamiris a de nouveau provoqué un certain mécontentement dans la région.

Villages du Pamir

Pour de nombreux visiteurs, passer du temps avec les habitants dans leurs villages est l’événement le plus mémorable de la visite du Pamir. Tout comme les paysages, les villages du Pamir sont très différents d’une partie à l’autre de la région. Les villages du nord et des hauteurs ressemblent à un mélange de villages soviétiques et kirghizes, tandis que les villages de Wakhan et Bartang et d’autres villages de la basse vallée ont conservé les caractéristiques plus traditionnelles des Pamiri, des Wakhi ou des Tadjiks.

Les villages du Pamir ont en commun le fait que les habitants vivent essentiellement des animaux et de la terre, cultivant ce qu’ils peuvent sur le peu de terrain plat disponible pour l’agriculture ou les vergers. Il existe de très nombreux villages dépourvus de routes et d’électricité, mais pour une raison ou une autre, les personnes venant des régions les plus développées du monde sont celles qui apprécient le plus cette vie simple dans les villages.

Une fille de Pamiri verse des pommes et des abricots sur le toit de la maison pour les faire sécher. Préparation du pain pamirien dans un tandir du village de Jizev

Sommets et nature

Montagnes du Pamir

Les montagnes du Pamir sont une chaîne de montagnes située en Asie centrale, formée par l’union ou le rassemblement des chaînes du Tian Shan, du Karakoram, du Kunlun et de l’Hindu Kush, parfois également appelée « nœud de montagnes ». Les pics du Pamir comptent parmi les plus hautes montagnes du monde et le Pamir est communément appelé le « toit du monde » (traduction du persan). La chaîne du Pamir se trouve principalement dans la région de Gorno-Badakhshan au Tadjikistan, mais certaines parties se trouvent au Kirghizistan, en Afghanistan, au Pakistan, au Cachemire indien et en Chine.

Les montagnes du Pamir abritent d’innombrables glaciers, dont le glacier Fedchenko, d’une longueur de 77 km, qui est le plus long glacier en dehors de la région polaire. Les glaciers du Pamir sont les plus grandes sources d’eau de toute l’Asie centrale. Ils sont également la source des rivières Pyanj et Vakhsh qui se rejoignent pour former le fleuve Amu-Darya, lequel fournit la majeure partie de l’eau d’irrigation pour les vastes exploitations agricoles de l’Ouzbékistan et du Turkménistan et s’écoule jusqu’à la mer d’Aral, qui s’assèche lentement.

Les plus hauts sommets des montagnes du Pamir sont:

  • Ismoil Somoni Peak 7 495 m, anciennement connu sous le nom de Stalin Peak et Peak of Communism.
  • Le pic Ibn Sina (7 134 m) est encore plus connu sous le nom de pic Lénine.
  • Pic Korzhenevskaya 7 105 m
  • Pic de l’Indépendance (anciennement pic de la Révolution) 6 940–6 974 m (selon les sources)
  • Pic Karl Marx 6 726 m
  • Pic Engels 6 507 m
  • Pic Maïakovski 6 096 m
Vue d'ensemble de la ville de Murghab, au Tadjikistan.

Étant l’une des régions montagneuses les plus élevées de la planète, la zone connaît aussi certains des climats les plus rudes et des extrêmes naturels parmi les plus marqués au monde. Le temps y est froid la majeure partie de l’année et empêche la croissance des arbres et des arbustes dans la plupart des secteurs. Ainsi, la région est surtout couverte d’herbes et d’arbrisseaux, laissant apparaître les formes géologiques tourmentées des sommets et des vallées. Les précipitations annuelles sont élevées, ce qui favorise les prairies, mais peu d’arbres survivent dans la région. La principale saison touristique va de juin à septembre ; mai et octobre sont possibles. Le reste du temps, les routes peuvent être bloquées par la neige et il n’est pas sûr de se déplacer dans les Pamirs. Le printemps est particulièrement dangereux à cause des glissements de terrain.

Parc national du Pamir

Le parc national du Pamir, également connu sous le nom de parc national tadjik ou de montagnes des Pamirs, couvre un territoire de 2,6 millions d’hectares, soit plus de 18 % de la superficie totale du Tadjikistan, ce qui en fait la plus grande zone de conservation d’Asie centrale. C’est là que se rencontrent les plus hautes chaînes de montagnes d’Asie centrale, notamment l’Hindu Kush, l’Himalaya, le Karakoram, le Kunlun et le Tien Shan, formant ce que l’on appelle le « nœud » de montagnes. La plus grande partie du parc se trouve dans le GBAO, mais il s’étend également à l’ouest vers Jirgital dans la vallée de Rasht. La région est vraiment impressionnante sur le plan de la géologie, des paysages et de la biodiversité. Le parc national du Pamir est également inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2013 pour sa valeur naturelle remarquable. Les Pamirs sont la quatrième chaîne de montagnes la plus haute du monde.

Le parc abrite une faune, des paysages et des habitats variés, allant des déserts arides et des gorges sans fond aux lacs de montagne, aux prairies ouvertes et aux pics glaciaires alpins enneigés. Le parc compte 40 sommets de plus de 6 000 m et trois sommets de plus de 7 000 m, dont le pic Somony, le pic Lénine et le pic Korenevsky. Les randonneurs et les alpinistes sont également attirés par plusieurs grands glaciers comme le Fedchenko, long de 77 km, et le Grumm-Grzhimaylo, long de 27 km, ainsi que par les lacs de haute altitude comme le Karakul et le Sarez.

L’extrême diversité de la biodiversité, due principalement à l’isolement et à l’absence de l’homme, comprend plus de 2 000 espèces de plantes, dont une centaine sont endémiques. Des espèces telles que le « Melandrium apetalum, et Sibbaldia tetandra » se sont développées de telle sorte qu’elles peuvent survivre au froid même à une altitude de 4 800 m.

Conditions et nature du parc national du Pamir

Le parc national du Pamir est entouré de plaques tectoniques encore actives qui ont fait du parc un endroit peu accueillant pour l’homme. C’est pourquoi il abrite encore des espèces d’animaux incroyables et les possibilités d’observation de la faune dans le parc national du Pamir sont donc inhabituelles.

Pour les amateurs de pêche, les rivières du parc national du Pamir abritent un grand nombre d’espèces de poissons endémiques. Il n’est donc pas surprenant que le parc national du Pamir attire chaque année un grand nombre de scientifiques, de chercheurs et de biologistes.

Montagnes du parc national du Pamir Yak transportant les marchandises dans le Pamir

La faune du Pamir

La faune du Pamir contient des espèces rares et majestueuses menacées telles que le mouton de Marco Polo (Ovis ammon polii), le Markhor (Capra falconeri) et le léopard des neiges (Uncia uncia), extrêmement insaisissable. Les autres espèces de mammifères connues dans la région sont la chèvre de montagne, le bouquetin (Capra ibex sibirica), l’ours brun (Ursus arctos), le loup (Canis lupus), le renard roux (Vulpes vulpes), le lynx (Lynx lynx), le chat de Pallas (Otocolobus manul), la martre (Martes foina), la belette de l’Altaï (Mustela altaica), la truie (Mustela erminea), la marmotte à longue queue (Marmota caudata), le lièvre (Lepus tolai), le pikas (Ochotona sp.) et une multitude de petits mammifères. Les gens ont avec eux des moutons, des chèvres, des chameaux, des vaches et des yaks. Les chevaux sont rares dans le Pamir, mais il y en a quelques-uns.

Chèvre de montagne bouquetin dans le Pamir Léopard des neiges marchant dans la neige dans le Pamir

Les chèvres de montagne sont parfois visibles en été, mais le Markhor, le mouton de Marco Polo et surtout le léopard des neiges ne peuvent être observés qu’en hiver, lorsque les animaux descendent des hautes montagnes vers les zones plus basses. Les marmottes sont fréquentes pendant la saison touristique. À Murghab, il y a un sanctuaire de léopards des neiges où il est possible de voir des léopards des neiges qui ont été sauvés pour être nourris et pour être renvoyés dans leur habitat d’origine après avoir repris des forces. Cette visite peut être organisée dans le cadre de nos circuits dans le Pamir.

Chèvres de montagne dans le Pamir Petit léopard des neiges dans le Pamir

Animaux domestiques au Pamir

En raison de l’altitude extrême, le Pamir ne compte que très peu de chevaux et les habitants utilisent plutôt des ânes ou même des yaks pour se déplacer. Les vaches sont également rares, tandis que les chèvres et les moutons constituent la majeure partie des animaux domestiques du Pamir. Des promenades à dos d’âne et de yak sont également proposées aux touristes.

Jeune fille kirghize trayant un yak dans le Pamir Un homme avec son âne dans le village de Jizev à Bartang, Pamir

Sites historiques

Forteresses du Pamir

Il y a deux millénaires, un itinéraire clé de la route de la soie traversait la région du Pamir et a donné lieu à la construction d’un réseau de forteresses. Ces structures avaient un double objectif : protéger les commerçants contre les raids et protéger l’empire contre les sociétés voisines, les commerçants étant soumis à l’impôt. Aujourd’hui, une seule forteresse remplit encore sa fonction initiale de protection des frontières, tandis que d’autres ont perdu leur importance, laissant derrière elles de maigres vestiges de murs. Certaines découvertes récentes ont également fourni des informations sur l’existence d’une civilisation dans la région du Wakhan il y a déjà 4000 ans.

Panorama de la forteresse de Yamchun, Ishkashim, Pamir, Tadjikistan

Forteresse de Yamchun

La forteresse de Yamchun est la mieux conservée de ces constructions, également connue sous le nom de Zamr-I Atisht Parasht ou Kafir-Kala. Située entre les frontières modernes du Tadjikistan et de l’Afghanistan, dans le district d’Ishkashim, cette forteresse est probablement le monument le plus impressionnant et le plus ancien du Wakhan. Associée au culte du feu, révélateur du zoroastrisme prévalant à cette époque, la forteresse pourrait avoir abrité un temple du feu. Les découvertes archéologiques suggèrent qu’il a été construit aux IIIe et Ier siècles avant notre ère et qu’il s’étendait sur de vastes zones de la vallée du Wakhan et des montagnes de l’Hindu Kush dans les territoires du nord de l’Afghanistan. La forteresse a une forme triangulaire, divisée en trois sections. Des travaux de reconstruction sont actuellement en cours sur le site et une partie des murs et de la tour ont déjà été reconstruits.

Forteresse de Yamchun
Forteresse de Khakha

Forteresse de Khakha

La forteresse de Khakha (Kaakha), située sur une falaise massive de 10 mètres, mesurant 700×220 m, sur la rive droite de la rivière Panj près du village d’Ishkashim, est un autre point de repère ancien de la vallée du Wakhan et de la région plus large du Pamir. Après avoir servi de structure défensive du côté sud du IIe au VIIe siècle, il n’existe plus aujourd’hui que des ruines, qui témoignent de la robustesse de la fortification d’antan.

Une partie de la forteresse de Khakha a été reconvertie en poste de contrôle de la frontière afghane. L’entrée et la photographie sont donc officiellement interdites dans cette section.

Forteresse de Ratm

À environ 10 km de Langar, sur un promontoire fortifié depuis au moins 2300 ans, les ruines de ce château sont indiquées sur la route principale du Wakhan. Une sorte de sentier mène à travers champs et petits ruisseaux vers ce point de vue panoramique. C’est l’une des dernières (ou premières) vues sur la puissante rivière Pyanj, compagne constante d’un voyage dans la vallée du Wakhan. Cela vaut la peine de marcher 20 minutes depuis la route pour y accéder.

On peut également y trouver des restes de munitions de l’époque soviétique, car les soldats tadjiks qui gardent la frontière afghane l’ont récemment utilisée en raison de la vue imprenable qu’elle offre sur la rivière frontalière.

Ruines de la forteresse de Ratm dans la vallée du Wakhan

Château de Karon et ruines de la ville

L’ancienne ville de Karon, qui se traduit par « située en hauteur », n’a été découverte que relativement récemment, dans les années 1990. Bien sûr, les habitants connaissaient depuis longtemps l’existence d’une ancienne forteresse ou structure enterrée, mais ils ne savaient pas quelle valeur historique et archéologique elle représentait, car son âge est estimé à au moins 4 000 ans.

On pense que la ville était composée de plusieurs parties : la partie publique (les temples et la place centrale, les citadelles des gouverneurs), la partie habitable (les habitants de la ville y vivaient) et le complexe funéraire (dakhma). En outre, un stade ou un terrain conditionnel pour le jeu de polo aux dimensions exactes de 50 x 300 m a été trouvé. La ville disposait d’un système centralisé d’approvisionnement en eau, de ventilation et d’évacuation des eaux usées.

Un chemin avec des colonnes menant au village de Kharon dans le Pamir Ruines de la ville antique de Kharon avec colonnes reconstruites

Située à une altitude d’environ 1700 mètres au-dessus du niveau de la mer, la ville se trouvait le long de la route des caravanes et disposait d’un avantage énorme contre toute attaque. Les scientifiques pensent que l’ancienne ville de Karon a cessé d’exister et que ses habitants l’ont quittée vers le 15e siècle en raison du tarissement des sources qui alimentaient la ville en eau. La route qui mène aux ruines est en mauvais état et peut à peine être empruntée par un 4×4, avec des virages très raides et une route en serpentin. Il n’est pas recommandé d’emprunter cette route. Si vous atteignez la zone des ruines de la forteresse, les quartiers d’habitation se trouvent au-dessus de cette zone et sont accessibles par le chemin en grande partie pavé. Malheureusement, il n’y a pas de panneaux d’information ou de guides expliquant les détails de ce site.

Autres forteresses du Pamir

Diverses forteresses moins connues, dont celle située près du village de Savnob, le château de Deruj près de Roshtqala, le mausolée de Bekbulat près du lac Yashil-Kul, le château de Shashbuvad, le château d’Abrashim Qala et la forteresse d’Abrashim Qala , sont également connues. La forteresse de Womar (plus récente) à Rushan, contribue à la riche tapisserie historique de la région du Pamir. La vallée de Shokhdara possède plusieurs ruines de petites forteresses en ruine, mais leur état est généralement très mauvais. Il y a également plusieurs ruines du côté afghan de la frontière et vous pouvez en apercevoir un grand nombre en conduisant le long de la rivière Panj dans la vallée du Wakhan.

Ruines d'une forteresse dans la partie afghane de la vallée du Wakhan, au-delà de la rivière Panj. Forteresse de Womar ou Vamar à Wakhan, Pamir

Sources d'eau chaude de Pamir

La source d’eau chaude la plus connue du Pamir est celle de Garm Chashma. Source d’eau chaude Bibi Fatima. Il existe également de nombreuses autres sources d’eau chaude, certaines sauvages, sans aucune structure, mais aussi beaucoup avec des structures décrépites de l’ère soviétique (ou même plus anciennes) qui ne sont souvent pas très propres ou accueillantes, mais qui restent intéressantes pour les passionnés. Les autres sources d’eau chaude comprennent au moins

  • Oudzh (30 km d’Ishakashim sur la route de Khorugh) 
  • Issyk-Bulok-Madyan (10 km à l’ouest de Murghab) 
  • Djelondi ou Jelondy (à environ 110 km de Khorog sur la route de Murghab) 
  • Shaimak (126 km de Murghab, près des tombes Saka de Bakhbur).
  • Camp de chasse de Jarty Gumbez
  • Lac Yashilkul (côté sud du lac)
Vapeur d'eau dans la source d'eau chaude de Garm Chashma en hiver Piscine de source chaude de Bibi Fatima dans la vallée du Pamir Wakhan

Sanctuaires du Pamir

Le Pamir abrite probablement des centaines de sanctuaires, connus également sous le nom de mazars, qui sont liés à la religion ismaélienne. et les pratiques spirituelles locales. Vous remarquerez peut-être aussi qu’il y a très peu de mosquées dans le Pamir. Ces sanctuaires sont souvent dédiés à des saints et servent de lieux de pèlerinage. Ils reflètent un mélange de croyances islamiques, préislamiques et locales.

Sanctuaire de Nasir Khusraw dans les Pamirs Sanctuaire de Shoh Kambari à Langar, Pamir

Pétroglyphes du Pamir

Le Pamir possède un grand nombre de pétroglyphes, que l’on peut trouver dans des endroits pierreux appropriés, simplement en se promenant. Les pétroglyphes les plus connus sont ceux de Langar, au-dessus de la ville, sur une paroi montagneuse abrupte. La grotte de Shakhty, dans les hauts Pamirs, est un autre site plus récent où l’on trouve des pétroglyphes très anciens, datant d’environ 500 ans avant notre ère. Autres sites de pétroglyphes dans le Pamir comprennent au moins les sites d’Akdzhilga, de Kurteke-Sai, de Nayzatash, de Vybistdara, de Bartang et de la vallée de la rivière Vanch. Le Pamir abrite également plusieurs cadrans solaires et d’autres structures mystérieuses telles que des tombes et des cercles de pierres.

Pétroglyphes à Langar, vallée du Wakhan, Tadjikistan Pétroglyphes de Shakhty dans le Pamir, Tadjikistan

Autres curiosités du Pamir

On peut trouver de nombreux joyaux cachés dans le Pamir, mais il faut un peu plus de temps pour les voir, car ils ne sont pas toujours très proches des routes principales, tandis que certains peuvent être vus facilement le long de la route du Pamir, mais peuvent aussi être manqués sans garder les yeux ouverts.

Lac Holy Fish

Un lac sacré le long du lac Pamir avec une couleur bleu azur. Le lac est alimenté par une source

Ak-Balyk, « poisson blanc » en kirghize, est un petit étang alimenté par une source à environ 12 km à l’est d’Alichur, juste à côté de la route du Pamir. Les poissons de son eau bleu clair sont considérés comme sacrés.

Pamir Geysir

Geysir dans le Pamir près de Bulunkul

Un petit geyser près du lac Yashilkul, dans le Pamir oriental. En hiver, ses projections gèlent et forment un grand cône de glace.

Observatoire de Shorbuloq

Observatoire de Shorbulak dans le Pamir

Un observatoire soviétique abandonné à environ 4 300 m près de Mourghab, construit pour la recherche infrarouge et sur les rayons cosmiques dans l’air sec et limpide du plateau. Une piste difficile y mène depuis la route du Pamir.

Tombe chinoise près de Bash-Gumbez

Tombe d'un marchand chinois dans le Pamir

Une petite tombe à dôme à environ 3 km du village de Bash-Gumbez, accessible en bifurquant vers le sud depuis la route du Pamir à l’est d’Alichur. Le bâtiment lui-même est simple, mais la vallée est magnifique et on y observe souvent de la faune.

Lac Zorkul

Lac Zorkul dans le Pamir, Tadjikistan

Zorkul se situe à environ 4 125 m sur la frontière afghane, à l’extrémité orientale du Wakhan, sur environ 25 km de long. Le site est protégé en tant que réserve naturelle de Zorkul, célèbre pour ses oies à tête barrée et d’autres oiseaux, et nécessite un permis séparé.

Stupa bouddhiste à Vrang

Un sanctuaire au sommet d'un stupa bouddhiste dans la vallée du Pamir Wakhan

Au-dessus du village de Vrang (environ 2 800 m), dans le Wakhan, se dresse un monument de pierre à cinq niveaux, réputé être un ancien stupa bouddhiste, bien que certains archéologues pensent qu’il s’agissait d’un temple du feu zoroastrien. Il est librement accessible depuis la route.

Hors des sentiers battus dans le Pamir oriental

La plupart des voyageurs restent sur la route du Pamir, mais un 4×4 et un chauffeur local ouvrent l’accès à des vallées que très peu de visiteurs voient.

  • Rangkul : lacs salés et dunes de sable sur un plateau désertique d’altitude, à environ 36 km de piste depuis la route, au nord-est de Mourghab. En été, on y trouve des camps de yourtes et du trekking à dos de chameau.
  • Vallées de Pshart et de Madiyan : la vallée de Pshart, aux couleurs d’arc-en-ciel, juste au nord de Mourghab, s’atteint par une piste 4×4 de 25 km et accueille des campements de yourtes en été. Une longue journée de marche par le col de Gumbezkul (4 730 m) mène à la vallée de Madiyan, avec des sources chaudes à environ 9 km en remontant la vallée.
  • Shaimak : un ancien avant-poste du Grand Jeu à environ 126 km au sud de Mourghab via la vallée d’Ak-Suu, avec des vues vers la Chine, le Wakhan et le Pakistan, et quelques hébergements chez l’habitant. Un 4×4 privé depuis Mourghab coûte environ 200 USD aller-retour. En chemin se trouvent le village de Toktymush et, à 7 km à l’est de Mourghab, les tombes en forme de ruche de Kunye Kurgan.
  • Jarty Gumbez et les pétroglyphes de Shakhty : un camp de chasse isolé avec une source chaude au sud-est d’Alichur, tenu par une famille de mai à octobre (environ 35 USD par nuit en pension complète). À proximité, la grotte de Shakhty abrite des peintures néolithiques rouges représentant une chasse au sanglier.
  • Sary Goram et Cheshtebe : de larges vallées vers le Petit Pamir afghan, avec des yourtes familiales kirghizes en été et un minuscule hameau de maisons en pierre, accessible uniquement par des pistes de jeep.
  • Col de Koi-Tezek et lacs du plateau : vallées secondaires depuis le col à 4 270 m avec de petits lacs de montagne, ainsi que le lac soufré Sassykul et le lac salé Tuzkul près du carrefour de Khargush.
  • Géoglyphes de Shurali et point de vue de Kök-Jar : sur une piste à l’ouest de la route au sud du lac Karakul, vers la vallée de Tanymas.

Beaucoup de ces pistes traversent des rivières et peuvent être fermées à cause des crues ou des glissements de terrain ; de plus, les zones proches des frontières nécessitent des permis supplémentaires. Planifiez-les donc avec un chauffeur local ou dans le cadre d’un circuit.

Séjourner dans des yourtes kirghizes en été

D’environ juin à septembre, les familles d’éleveurs kirghizes montent avec leurs yaks, moutons et chèvres vers les pâturages d’été du plateau du Pamir oriental et vivent sous la yourte. Passer une nuit avec eux est une façon simple et inoubliable de découvrir la vie nomade : vous dormez sur d’épais tapis de feutre et des couettes autour du poêle, mangez avec la famille – pain, beurre, yaourt au lait de yak, thé et dîner chaud – et pouvez participer à la traite ou essayer une balade à dos de yak.

  • Où : camps de yourtes dans la vallée de Pshart et à Rangkul, yourtes familiales le long de la route entre Mourghab et Alichur (certaines proposent du trekking à dos de yak), et camps d’été isolés comme Sary Goram. À Mourghab, le Pamir Hotel a aussi une yourte dans sa cour.
  • Comment organiser : la plupart des yourtes familiales ne peuvent pas être réservées en ligne. Demandez à un chauffeur ou un guide local à Mourghab, ou contactez-nous lors de la préparation de votre circuit.
  • À quoi s’attendre : pas d’électricité ni d’eau courante, toilettes à l’extérieur, et des nuits froides même en juillet : prévoyez une couche chaude et un sac de couchage. Payez la famille pour la nuit et les repas ; un petit cadeau est toujours apprécié.

Trekking dans les Pamirs

Le Pamir est un lieu de trekking en Asie centrale pour les personnes qui apprécient les panoramas montagneux à couper le souffle, les villages isolés, les sites anciens cachés de la route de la soie et d’autres événements ou lieux anciens. Ceci étant dit, le Pamir en tant que destination de trekking est également exigeant. L’altitude des cols sur les itinéraires de trekking peut atteindre 4 ou même 5 kilomètres du niveau de la mer et il n’est pas facile d’obtenir de l’aide en cas d’incident. Le trekking en solitaire n’est absolument pas recommandé, même pour les trekkeurs expérimentés.  

Le Pamir n’est certainement pas l’endroit idéal pour les randonneurs débutants, mais les randonneurs plus expérimentés se souviendront toute leur vie du trekking qu’ils ont effectué ici et le fait d’être accompagné d’un groupe expérimenté et d’un guide augmentera considérablement la sécurité. La plupart des villages les plus intéressants et les plus authentiques du Pamir ne sont accessibles qu’en trekking et de nombreux autres sites touristiques se trouvent hors des sentiers battus et ne sont pas accessibles en voiture. Les sites les plus connus pour le trekking dans le Pamir sont la vallée de Bartang, la vallée de Shokhdara et le pic Engels, mais il existe d’innombrables autres itinéraires permettant de passer d’une vallée à l’autre en franchissant les hauts cols qui les séparent. Le trekking dans le Pamir est le plus recommandé et le plus sûr de juin à août.

Itinéraire de trekking ou de randonnée vers un village du Pamir 9 jours de circuit en Pamir, trekking à Jazev

FAQ Pamir

Ai-je besoin d’un permis pour les Pamirs ?

Oui. Vous avez besoin d’un permis GBAO pour toute la région du Gorno-Badakhchan, généralement délivré avec votre e-visa, et de permis séparés pour Zorkul et Sarez. Voir visa et permis GBAO.

La route du Pamir est-elle sûre ?

La région est calme et les habitants sont très accueillants. Les principaux risques sont la route, l’altitude et l’isolement : voyagez donc avec un bon 4×4 et un chauffeur expérimenté, et consultez les conseils aux voyageurs avant de partir, car la zone le long de la frontière afghane a connu des troubles.

Ai-je besoin d’un guide ?

Ce n’est pas obligatoire légalement, mais un chauffeur qui connaît la route, et un guide pour les treks, rendent le voyage bien plus sûr et plus simple, et ils organisent les hébergements chez l’habitant et les permis.

Commencer par Och ou Douchanbé ?

Commencer à Douchanbé permet une montée plus progressive vers le haut plateau et une acclimatation plus facile. Commencer à Och vous amène à environ 3 900 m à Karakul dès la première nuit au Tadjikistan.

Puis-je le faire en hiver ?

Uniquement si vous êtes très bien préparé : sur le plateau, les températures descendent souvent sous −20 °C, la neige peut fermer les cols et la plupart des maisons d’hôtes sont fermées. La saison va de juin à septembre.

Y a-t-il internet ?

À Khorog, Mourghab et Douchanbé, oui, et les données mobiles fonctionnent en ville. Dans les hautes vallées et sur la majeure partie du plateau, le signal est faible ou inexistant.

Carte des Pamirs

La route du Pamir, les vallées du Wakhan et de Bartang, et les sites des Pamirs sur une seule carte. Cliquez sur un marqueur pour voir une photo et une courte description.

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Plus d'informations sur les destinations et sites touristiques du Pamir

Écrit par Anssi Karppinen, Central Asia Guide · Page mise à jour

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